Histoire & Constat

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Constat

Genève est connue pour sa diversité et la qualité de sa scène de musiques actuelles à large éventail.

Plus de 1000 groupes, tous genres confondus (Hip Hop, Rock, Pop, Metal, Reggae, Punk, Electro ou même Folk) font vivre la musique dans la ville et sa région, et bon nombre d’entre eux sont reconnus au niveau national ou international. Selon les sites qui recensent les offres, on compte environ 260 évènements pour 1000 artistes qui se produisent à Genève par mois. Notre ville contient une offre culturelle extrêmement riche, mais peu de lieu pour permettre aux acteurs de cette offre de s’informer, se rencontrer et développer leur réseau. Les succès rencontrés par l’ouverture des “Points Infos” à Genève montre la nécessité d’instaurer des points de proximité. Cela répond à un demande sociale grandissante qui s’applique également au domaine culturel.

L’association Open Minded a pour but de promouvoir les musiques actuelles en ville de Genève et d’en faire une composante à part entière, bien établie dans la vie culturelle de la région genevoise. Pour cela, une mise en lien direct créant des rapprochements entre la scène et les circuits professionnels est nécessaire.

Livio, initiateur d’Open Minded, nous raconte son parcours

En 2014, j’ai travaillé avec Les Unités d’Action Communautaires (Ville de Genève) de la Servette et celle des Pâquis. Durant cette activité, j’ai eu l’occasion de collaborer avec le Service de la Jeunesse et d’autres services de la Ville de Genève, notamment dans le cadre de la Journée internationale de la jeunesse, et les animations organisées au parc des Franchises et Geisendorf. J’ai également participé à l’ouverture du Point Info aux Paquis.

Cette dernière expérience m’a déterminé à orienter mon projet dans cette vision sociale et de proximité en faveur des artistes, et à prendre des mesures concrètes pour remédier à :

• L’isolement des artistes et des communautés d’artistes dans le domaine musical,

• La difficulté pour les artistes de trouver les informations, les contacts, et les moyens pour élaborer leurs projets,

• La sous-représentation des artistes dans les circuits professionnels

Soutenir les collectifs de jeunes lors d’événements fut un réel plaisir pour moi et m’a permis d’utiliser mes contacts et mon expérience dans la gestion de projets.

En effet, lorsque j’ai commencé la percussion au conservatoire de musique de Genève, je ne trouvais pas de groupe ni de structure permettant de développer des projets de musique actuelle (Reggae, Rock, Pop, Hip Hop, Electro ou encore Folk). Lorsque j’ai commencé la batterie, bien qu’ayant mis des annonces dans les magasins de musique et m’étant inscrit à l’AMR, j’ai rencontré les mêmes problèmes, notamment la difficulté de trouver, de monter un groupe ou de faire partie d’un projet musical.  J’ai donc troqué ma batterie contre deux platines vinyle et une table de mixage. Au travers de divers événements, notamment les Block Party des grottes, j’ai pu enfin commencer à créer mon réseau d’artistes et faire mes premières collaborations musicales en tant que DJ. Sans encadrement, j’ai crée mon dossier de présentation à l’aide de mes proches, contacter les salles, la SUISA, pour découvrir jour après jour de nouveaux contacts et les procédures administratives nécessaires à la réalisation d’un projet musical. Après mon Master en Droit, terminé en février 2013, j’ai travaillé pour le bureau export de la musique du Luxembourg, qui m’a appris à connaître le réseau professionnel de l’industrie musicale en Europe. J’ai constaté que en tant qu’artiste je n’aurais jamais connu ces circuits et que, mal préparé, ils m’auraient été d’une faible utilité.isables rapidement et peuvent avoir un impact mesurable.