Affichage gratuit à Genève

Affichage gratuit à Genève

Affichage libre à but non lucratif

Des emplacements libres sont disponibles pour les groupements locaux sans but lucratif.

L’affichage à but non lucratif est gratuit. Il est réservé aux institutions, associations ou groupements locaux sans but lucratif pour la promotion de manifestations organisées dans le canton de Genève.

Le format maximum de l’affiche ne doit pas dépasser A2 (420 mm x 594 mm).

Une seule affiche de format A2 par emplacement (lieu) est autorisée. L’affiche peut être placardée au plus tôt 15 jours avant la date de la manifestation. La pose des affiches doit se faire exclusivement au ruban adhésif.

Une seule affiche de format A2 peut être apposée sur un panneau double-face.

Attention: Le nettoyage des panneaux est prévu tous les derniers mercredis du mois.

Informations disponibles sur le site de la Ville de Genève : ICI

Le courrier recense le problème de la demande grandissante d’emplacements (article complet ICI)

La guerre de l’affichage libre

JEUDI 09 AVRIL 2015

Le monde associatif déplore le manque d’emplacements dédiés à l’affichage libre.
Jean-Patrick Di Silvestro

VILLE DE GENÈVE • Face au manque d’emplacements gratuits pour promouvoir la vie associative, les affiches ne font pas long feu. La Ville priée d’accroître l’offre.

A Genève, la rareté des emplacements dédiés à la promotion gratuite de la vie associative, culturelle et sportive donne lieu à une véritable «guerre des affiches». C’est le constat fait par les milieux concernés, qui réclament que la Ville de Genève augmente considérablement le nombre et la visibilité de ces emplacements. Une demande relayée au Conseil municipal par une motion du Parti socialiste déposée mi-mars.
En 2007, les milieux alternatifs avaient perdu à 55% leur référendum contre la loi cantonale sur les procédés de réclame, laquelle visait à éradiquer l’affichage sauvage. Une loi «hygiéniste», selon ses opposants. Un outil pour lutter contre un réel fléau pour la salubrité de la ville, selon ses partisans.
Reste que la mobilisation avait permis d’obtenir des compensations, rappelle la directrice de la Gravière, Albane Schlechten, au nom du collectif «Pour la promotion de la vie associative genevoises». Ce collectif, qui avait mené le référendum, comprend aujourd’hui l’UECA, la Parfumerie, la Cave 12, le Grand Conseil de la nuit ou encore le Théâtre du Loup parmi tant d’autres organisations.

Engagement de la Ville
Ainsi, la Ville de Genève avait-elle promis de mettre 1800 emplacements destinés à l’affichage libre à des conditions précises: une seule affiche de format A2 maximum, posée pas plus de quinze jours avant la manifestation; laquelle doit être organisée dans le canton par un groupement local sans but lucratif. Des amendes sont prévues en cas d’infractions, allant de 100 à 2000 francs. Le Conseil municipal avait entériné cet engagement en 2008.
Or, selon un décompte du collectif, il n’y aurait que 600 emplacements aujourd’hui. Le Département de l’environnement urbain et de la sécurité (DEUS) tire-t-il un même bilan? Son responsable, Guillaume Barazzone, ne souhaite pas commenter la motion avant son traitement par le Conseil municipal. En septembre 2010, le DEUS affirmait pourtant dans un communiqué que la Ville comptait 1755 emplacements de format A2. Sauf que la moitié sont exploités par la société Affichage Vert, qui place les affiches du monde associatif dans des cadres en alu avec plexiglas à des tarifs préférentiels. «Cela reste trop cher pour nombre d’organismes, il n’est pas question de considérer ces espaces comme de l’affichage libre!» commente Albane Schlechten.

«La demande a explosé»
Elle insiste aussi sur un problème de visibilité. Trop de lieux de fort passage sont dépourvus d’emplacements et certains sont cachés derrière du mobilier urbain: comme sur la place devant Uni-Mail, à Bel-Air, etc. Quant à la gare, un espace est réservé entre celle-ci et le Quai 9: «Nous avons fait le deuil d’un emplacement à la sortie principale…»
En outre, assure Albane Schlechten, les contrôleurs de la Ville, qui toléraient jusque-là de l’affichage sauvage à certains endroits, sont devenus très stricts. Sans compter que la problématique dépasse les frontières communales puisqu’Onex, par exemple, réserve son affichage libre aux seules associations actives sur son territoire.
Or, en parallèle, le nombre d’organismes utilisant l’affichage libre en Ville aurait plus que triplé ces trois dernières années – preuve de la diversité et de la richesse culturelles, mais source de conflits entre afficheurs. «La durée de vie d’une affiche peut se réduire à une heure et demie, le temps qu’elle soit recouverte par une autre», explique Mme Schlechten. Celle-ci insiste sur l’importance de préserver la liberté d’expression de tout un pan de la culture et de la vie genevoise ainsi que le droit des habitants à avoir accès à cette information.
Le projet de motion socialiste, rédigé par Grégoire Carasso, demande au Conseil administratif d’augmenter considérablement la quantité et la qualité des supports, notamment en utilisant un maximum de bornes SIG….

 

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